Réalisation d’une étude de faisabilité d’une unité de biométhanisation - Fiche action 31
Une première étude de faisabilité a déjà été réalisée en 2012 à l'échelle du Parc Naturel Burdinale Mehaigne (Héron, Burdinne, Wanze et Braives) à la demande de la MMER (Braives).
Cette étude a été remise en perspective pas les service communaux. Une étude complète a été rédigée. En voici les grandes lignes:
- Le principe de la biométhanisation
- Son intérêt dans le cadre de la décarbonation du territoire wanzois
- Les évolutions législatives en la matière depuis 2012
- Rencontres les acteurs de terrain
- Remise en perspective des conclusions de l'étude de 2012 au regard de ces différents points et analyse des possibilités actuelles
- Dans les conclusions de l'étude de 2012, deux projets se démarquaient et avaient un temps de retour sur investissement de moins de 10 ans.
Projet 1: Production de biogaz alimentant une centrale de cogéneration au sein d’une entreprise, avec valorisation de la partie énergie au sein de cette entreprise et de la partie thermique dans un réseau de chaleur alimentant le piscine de Wanze et le hall omnisport.
Suite aux apprentissages acquis lors de l'étude du réseau de chaleur entre Biowanze et les bâtiments communaux du centre de Wanze, la configuration géographique (ligne de train et réseau Fluxys) rend la mise en œuvre d'un réseau de chaleur très compliquée. Il s'avère que la configuration géographique est similaire dans le cas présent. De plus, les distances entre le producteur et l'utilisateur sont telles que les pertes d'énergie sont trop importantes. D'autre part, selon les conclusions de l'étude, des contacts avaient été pris avec l'entreprise qui semblait intéressée. Pourtant, aucun projet n'a abouti ni n'a été discuté lors du renouvellement de permis en 2025.
Projet 2: Etablissement d'une grande unité de production de biogaz qui serait réinjecté sur le réseau.
De la même façon, les conclusions de l'étude parlaient d'une prise de contact entre le porteur de l'étude et le GRD, aucun projet n'a abouti actuellement. De plus, le secteur de distribution de gaz est en pleine modification. L'attrait du gaz pour les particuliers semble diminuer en raison des incertitudes législatives et du remplacement progressif des chaudières gaz par des PAC. En raison de cette diminution, l'injection de gaz doit être en équilibre avec la demande de ce réseau, afin d'assurer la rentabilité des projet.
Conclusions
La biométhanisation est un réel levier pour la décarbonation du secteur agricole et agroalimentaire et s'inscrit pleinement dans la transition énergétique locale. Cependant, la commune ne peut pas porter seule un tel projet. Malgré un intérêt évident, le déploiement de la biométhanisation fait face aux défis suivants:
- La limitation des intrants agricoles : La disponibilité et la quantité de matières organiques mobilisables à l'échelle locale semblent aujourd'hui limiter le dimensionnement ou la multiplication des projets.
- Un contexte économique et énergétique encore instable : Les deux projets potentiels actuellement identifiés rencontrent des contraintes majeures liées à la volatilité des marchés économiques et énergétiques, ainsi qu'à une forte incertitude concernant l'approvisionnement en gaz.
- Face à ces contraintes, la promotion des déchets agricoles et agroalimentaire comme intrants reste une priorité.
- L'objectif serait de transformer ce qui est perçu comme un déchet en une véritable ressource.
- Deux orientations se dessinent :
- Une ressource financière directe : les fumiers et lisiers ainsi que les boues d’épuration peuvent constituer une nouvelle source de revenus pour les exploitations agricoles qui revendent leur matière.
- Un partenariat "Win/Win" (Troc de valeur) : L'agriculteur fournit ses effluents d'élevage (matière brute) et reçoit en échange du digestat, un excellent engrais naturel qui remplace les fertilisants chimiques de synthèse.
- Pour lever le frein de la dispersion des intrants et sécuriser les volumes nécessaires aux centrales de biométhanisation, la commune peut jouer un rôle de facilitateur et de connecteur en faisant la promotion du secteur auprès des agriculteurs et des entreprises agroalimentaires.
